Betta mahachai

Betta mahachai
Betta mahachai

vendredi 24 septembre 2010

Mikrogeophagus ramirezi

Bonjour à tous,

Enfin, j'ai pu acquérir un joli couple de ce poisson ! J'ai cherché longtemps avant de me lancer et après diverses boutiques, j'ai enfin déniché un couple d'une souche d'élevage de belle qualité.
Je croise les doigts pour qu'ils gardent la santé, ils sont pour l'instant isolés en quarantaine dans un 54 litres, ils rejoindront probablement le 98 litres par la suite.

Le mâle


La femelle

Quelques généralités sur l'espèces pour les plus curieux :

Mikrogeophagus ramirezi est son nom scientifique. Les noms Papillochromis ramirezi ou Apistogramma ramirezi sont des synonymes non valides.

Le mâle mesure au maximum 7cm, la femelle au maximum 6cm. Il arbore une dorsale plus impressionnante dont les 1ers rayons sont plus longs, la femelle arbore un ventre rosé.

Le Ramirezi est aujourd'hui un poisson assez commun en animalerie qui possède une réputation positive et négative à la fois.

Positive car c'est un superbe poisson ayant du caractère, la reproduction est délicate (en tout cas l'élevage des alevins) mais peut être un bon challenge pour les amateurs. Les sujets d'élevage de bonne qualité acceptent une eau plus abordable au débutant.

Négative car beaucoup de variétés d'élevage sont aujourd'hui extrêmement fragiles et sensibles. Des paramètres inadaptés (même au court terme) ou simplement avoir des sujets de mauvaise souche impliquent une espérance de vie très courte (6-8 mois maximum au lieu de 2 ans environ) et des maladies à répétition difficiles à soigner voire impossibles (hydropisie, points blancs, etc.).

Les souches sauvages ou proches du sauvage ont moins ce problème de sensibilité mais sont très exigeantes sur la qualité de l'eau, attention à bien leur offrir une eau très douce assez acide sans NO3 (nitrates).

Paisible hors période de reproduction, il reste un cichlidé territorial au fort caractère, il sait se faire respecter mais peut cohabiuter en harmonie avec d'autres poissons appréciant la même qualité d'eau (de préférenbce originaire d'Amérique du sud), le choix d'espèces reposera surtout sur la taille, mieux les dimensions de l'aquarium.

Comptez au moins 80x30 de surface au minimum pour un couple de Ramirezi seul au fond. A partir de 100x30 de surface au sol, la cohabitation avec des espèces de fond paisibles (non territoriales) est envisageable en fonction du décor.

Ils vivent exlcusivement en couple à l'âge adulte, en groupe quand ils sont juvéniles. Il est conseillé d'opter pour un mâle et une femelle ou, si on a de la place ou des possibilités, pour un groupe de jeunes (4 à 6 pour 100 litres) non sexés et de laisser les couples se former pour n'en choisir qu'un (il conviendra de donner ou de répartir les individus restants). Les mâles ne se supportent pas et les femelles entrent en compétition, le harem ne fonctionnera pas.

Originaire d'Amérique du sud, plus précisément de Colombie, Vénézuéla et Bolivie, le Ramirezi préfèrera une eau douce (GH inférieur à 8), acide (pH autour de 6,5 pour les variétés d'élevage et jusqu'à 7/7,2), chaude (25/26°) et avec le minimum de pollution (0 de NO2 (nitrites) et moins de 15/20 de NO3 (nitrates). Un léger courant est préférable et pensez à la décoration. Les plantes ne sont pas obligatoires mais conseillées pour embellir l'aquarium et aider à son équilibre.

Des branchages, feuilles de chêne, noix de coco et racines sont idéales pour reproduire leur milieu naturel. Un morceau de bois ou une roche plate non calcaire est parfait comme support de ponte (les objets récupérés dans la nature sont déconseillés car pouvant contenir des polluants, parasites, etc.).

Les changements d'eau devront être soigneux, 10% par semaine étant un bon rythme.

La nourriture doit être variée et donnée en petites quantités réparties sur la journée. Ce poisson peut être plus ou moins facile à nourrir, il acceptera sans souci les granulés voire les flocons (moins conseillés) mais sera ravi d'avoir du congelé (vers de vase de temps en temps, plus régulièrement artemia et/ou daphnies principalement) et surtout, des proies vivantes (pouvant favoriser la ponte).

0 commentaires: